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Actes 28,16-31

Posted in écouter (voix du Seigneur), charismes, confiance en Dieu (dans l'Église), conversion (faire retour, repentir), espérance, Esprit-Saint, miracle (guérison, signe), païens (gentils), parole de Dieu (vivante), peuple de Dieu (Israël), piété (impiété, incrédulité), prophétie (oracle), royaume de Dieu (des cieux), salut (rédemption), témoignage (témoin), vérité (vrai, véritable) with tags on 11 novembre 2012 by JL
Quand nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de loger en son particulier avec le soldat qui le gardait.17 Trois jours après, il convoqua les notables juifs. Lorsqu’ils furent réunis, il leur dit : « Frères, alors que je n’avais rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes des pères, j’ai été arrêté à Jérusalem et livré aux mains des Romains.18 Enquête faite, ceux-ci voulaient me relâcher, parce qu’il n’y avait rien en moi qui méritât la mort.19 Mais comme les Juifs s’y opposaient, j’ai été contraint d’en appeler à César, sans pourtant vouloir accuser en rien ma nation.20 Voilà pourquoi j’ai demandé à vous voir et à vous parler ; car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte les chaînes que voici. »21 Ils lui répondirent : « Pour notre compte, nous n’avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et aucun des frères arrivés ici ne nous a rien communiqué ni appris de fâcheux sur ton compte.22 Mais nous voudrions entendre de ta bouche ce que tu penses ; car pour ce qui est de ce parti-là, nous savons qu’il rencontre partout la contradiction. »23 Ils prirent donc jour avec lui et vinrent en plus grand nombre le trouver en son logis. Dans l’exposé qu’il leur fit, il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu’au soir.24 Les uns se laissaient persuader par ses paroles, les autres restaient incrédules.25 Ils se séparaient sans être d’accord entre eux, quand Paul dit ce simple mot : « Elles sont bien vraies les paroles que l’Esprit Saint a dites à vos pères par la bouche du prophète Isaïe :26 Va trouver ce peuple et dis-lui : vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.27 C’est que l’esprit de ce peuple s’est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur esprit ne comprenne, qu’ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris !28 « Sachez-le donc : c’est aux païens qu’a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. »30 Paul demeura deux années entières dans le logis qu’il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver,31 proclamant le Royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec pleine assurance et sans obstacle.

Actes 28,1-15

Posted in adversité (tribulations, épreuve), courage (force), grâce (rendre grâce), miracle (guérison, signe), prière de guérison with tags on 11 novembre 2012 by JL
Une fois sauvés, nous apprîmes que l’île s’appelait Malte.2 Les indigènes nous traitèrent avec une humanité peu banale. Ils nous accueillirent tous auprès d’un grand feu qu’ils avaient allumé à cause de la pluie qui était survenue et du froid.3 Comme Paul ramassait une brassée de bois sec et la jetait dans le feu, une vipère, que la chaleur en fit sortir, s’accrocha à sa main.4 Quand les indigènes virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent entre eux : « Pour sûr, c’est un assassin que cet homme : il vient d’échapper à la mer, et la vengeance divine ne lui permet pas de vivre. »5 Mais lui secoua la bête dans le feu et n’en ressentit aucun mal.6 Ils s’attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu longtemps, voyant qu’il ne lui arrivait rien d’anormal, ils changèrent d’avis et se mirent à dire que c’était un dieu.7 Il y avait à proximité de cet endroit un domaine appartenant au Premier de l’île, nommé Publius. Celui-ci nous reçut et nous hébergea complaisamment pendant trois jours.8 Justement le père de Publius, en proie aux fièvres et à la dysenterie, était alité. Paul alla le voir, pria, lui imposa les mains et le guérit.9 Sur quoi, les autres malades de l’île vinrent aussi le trouver et furent guéris.10 Aussi nous comblèrent-ils de toutes sortes de prévenances et, à notre départ, nous pourvurent-ils du nécessaire.11 Au bout de trois mois, nous prîmes la mer sur un navire qui avait hiverné dans l’île ; c’était un bateau alexandrin, à l’enseigne des Dioscures.12 Nous abordâmes à Syracuse et y demeurâmes trois jours.13 De là, en longeant la côte, nous allâmes à Rhegium. Le jour suivant, le vent du Sud se leva, et nous parvenions le surlendemain à Puteoli.14 Y trouvant des frères, nous eûmes la consolation de rester sept jours avec eux. Et c’est ainsi que nous arrivâmes à Rome.15 Les frères de cette ville, informés de notre arrivée, vinrent à notre rencontre jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois-Tavernes. En les voyant, Paul rendit grâces à Dieu et reprit courage.

Actes 27,1-44

Posted in ange, courage (force), grâce (rendre grâce), vision (songe, extase) with tags on 11 novembre 2012 by JL
Quand notre embarquement pour l’Italie eut été décidé, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion de la cohorte Augusta, nommé Julius.2 Nous montâmes à bord d’un vaisseau d’Adramyttium qui allait partir pour les côtes d’Asie, et nous prîmes la mer. Il y avait avec nous Aristarque, un Macédonien de Thessalonique.3 Le lendemain, nous touchâmes à Sidon. Julius fit preuve d’humanité à l’égard de Paul en lui permettant d’aller trouver ses amis et de recevoir leurs bons offices.4 Partis de là, nous longeâmes la côte de Chypre, parce que les vents étaient contraires.5 Traversant ensuite les mers de Cilicie et de Pamphylie, nous arrivâmes au bout de quinze jours à Myre en Lycie.6 Là, le centurion trouva un navire alexandrin en partance pour l’Italie et nous fit monter à bord.7 Pendant plusieurs jours la navigation fut lente, et nous arrivâmes à grand-peine à la hauteur de Cnide. Le vent ne nous permit pas d’aborder, nous longeâmes alors la Crète vers le cap Salmoné,8 et après l’avoir côtoyée péniblement, nous arrivâmes à un endroit appelé Bons-Ports, près duquel se trouve la ville de Lasaïa.9 Il s’était écoulé pas mal de temps, et la navigation était désormais périlleuse, car même le Jeûne était déjà passé. Paul les en avertissait :10 « Mes amis, leur disait-il, je vois que la navigation n’ira pas sans péril et sans grave dommage non seulement pour la cargaison et le navire, mais même pour nos personnes. »11 Le centurion se fiait au capitaine et à l’armateur plutôt qu’aux dires de Paul ;12 le port se prêtait d’ailleurs mal à l’hivernage. La plupart furent donc d’avis de partir et de gagner, si possible, pour y passer l’hiver, Phénix, un port de Crète tourné vers le sud-ouest et le nord-ouest.13 Un léger vent du sud s’étant levé, ils se crurent en mesure d’exécuter leur projet. Ils levèrent l’ancre et se mirent à côtoyer de près la Crète.14 Mais bientôt, venant de l’île, se déchaîna un vent d’ouragan nommé Euraquilon.15 Le navire fut entraîné et ne put tenir tête au vent ; nous nous abandonnâmes donc à la dérive.16 Filant sous une petite île appelée Cauda, nous réussîmes à grand-peine à nous rendre maîtres de la chaloupe.17 Après l’avoir hissée, on fit usage des engins de secours : on ceintura le navire ; puis, par crainte d’aller échouer sur la Syrte, on laissa glisser l’ancre flottante. On allait ainsi à la dérive.18 Le lendemain, comme nous étions furieusement battus de la tempête, on se mit à délester le navire19 et, le troisième jour, de leurs propres mains, les matelots jetèrent les agrès à la mer.20 Ni soleil ni étoiles n’avaient brillé depuis plusieurs jours, et la tempête gardait toujours la même violence ; aussi tout espoir de salut était-il désormais perdu pour nous.21 Il y avait longtemps qu’on n’avait plus mangé : alors Paul, debout au milieu des autres, leur dit : « Il fallait m’écouter, mes amis, et ne pas quitter la Crète ; on se serait épargné ce péril et ce dommage.22 Quoi qu’il en soit, je vous invite à avoir bon courage, car aucun de vous n’y laissera la vie, le navire seul sera perdu.23 Cette nuit en effet m’est apparu un ange du Dieu auquel j’appartiens et que je sers,24 et il m’a dit : Sois sans crainte, Paul. Il faut que tu comparaisses devant César, et voici que Dieu t’accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi.25 Courage donc, mes amis ! Je me fie à Dieu de ce qu’il en sera comme il m’a été dit.26 Mais nous devons échouer sur une île. »27 C’était la quatorzième nuit et nous étions ballottés sur l’Adriatique, quand, vers minuit, les matelots pressentirent l’approche d’une terre.28 Ils lancèrent la sonde et trouvèrent vingt brasses ; un peu plus loin, ils la lancèrent encore et trouvèrent quinze brasses.29 Craignant donc que nous n’allions échouer quelque part sur des écueils, ils jetèrent quatre ancres à la poupe ; et ils appelaient de leurs voeux la venue du jour.30 Mais les matelots cherchaient à s’enfuir du navire. Ils mirent la chaloupe à la mer, sous prétexte d’aller élonger les ancres de la proue.31 Paul dit alors au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas sur le navire, vous ne pouvez être sauvés. »32 Sur ce les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe et la laissèrent tomber.33 En attendant que parût le jour, Paul engageait tout le monde à prendre de la nourriture. « Voici aujourd’hui quatorze jours, disait-il, que, dans l’attente, vous restez à jeun, sans rien prendre.34 Je vous engage donc à prendre de la nourriture, car c’est votre propre salut qui est ici en jeu. Nul d’entre vous ne perdra un cheveu de sa tête. »35 Cela dit, il prit du pain, rendit grâces à Dieu devant tous, le rompit et se mit à manger.36 Alors, retrouvant leur courage, eux aussi prirent tous de la nourriture.37 Nous étions en tout sur le navire 276 personnes.38 Une fois rassasiés, on se mit à alléger le navire en jetant le blé à la mer.39 Quand le jour parut, les marins ne reconnurent pas la terre ; ils distinguaient seulement une baie avec une plage, et ils se proposaient, si possible, d’y pousser le navire.40 Ils détachèrent les ancres, qu’ils abandonnèrent à la mer ; ils relâchèrent en même temps les amarres des gouvernails. Puis, hissant au vent la voile d’artimon, ils se laissèrent porter vers la plage.41 Mais ayant touché un haut-fond entre deux courants, ils y firent échouer le navire. La proue, fortement engagée, restait immobile, tandis que la poupe, violemment secouée, se disloquait.42 Les soldats résolurent alors de tuer les prisonniers, de peur qu’il ne s’en échappât quelqu’un à la nage.43 Mais le centurion, qui voulait sauver Paul, s’opposa à leur dessein. Il donna l’ordre à ceux qui savaient nager de se jeter à l’eau les premiers et de gagner la terre ;44 quant aux autres, ils la gagneraient, qui sur des planches, qui sur les épaves du navire. Et c’est ainsi que tous parvinrent sains et saufs à terre.

Actes 26,1-32

Posted in ciel (cieux), conversion (faire retour, repentir), diable (démon, Satan, Lucifer), espérance, foi (adhérence, profession), héritage (de Dieu, le nôtre), lumière (lampe), messie (Christ, envoyé de Dieu), païens (gentils), pardon (miséricorde, rémission), péché, persécution, persévérance (constance), prêtre (ordre de Levi), promesse divine (serment), prophète, résurrection, rétribution (couronne de gloire), sainteté (saints), shéol (hades), témoignage (témoin), ténèbre (obscurité), vision (songe, extase), Yahvé (nom de Dieu, du Christ) with tags on 10 novembre 2012 by JL
Agrippa dit à Paul : « Tu es autorisé à plaider ta cause. » Alors, étendant la main, Paul présenta sa défense :2 « De tout ce dont me chargent les Juifs, je m’estime heureux, roi Agrippa, d’avoir aujourd’hui à me disculper devant toi,3 d’autant plus que tu es au courant de toutes les coutumes et controverses des Juifs. Aussi, je te prie de m’écouter avec patience.4 « Ce qu’a été ma vie depuis ma jeunesse, comment depuis le début j’ai vécu au sein de ma nation, à Jérusalem même, tous les Juifs le savent.5 Ils me connaissent de longue date et peuvent, s’ils le veulent, témoigner que j’ai vécu suivant le parti le plus strict de notre religion, en Pharisien.6 Maintenant encore, si je suis mis en jugement, c’est à cause de mon espérance en la promesse faite par Dieu à nos pères7 et dont nos douze tribus, dans le culte qu’elles rendent à Dieu avec persévérance, nuit et jour, espèrent atteindre l’accomplissement. C’est pour cette espérance, ô roi, que je suis mis en accusation par les Juifs.8 Pourquoi juge-t-on incroyable parmi vous que Dieu ressuscite les morts ?9 « Pour moi donc, j’avais estimé devoir employer tous les moyens pour combattre le nom de Jésus le Nazôréen.10 Et c’est ce que j’ai fait à Jérusalem ; j’ai moi-même jeté en prison un grand nombre de saints, ayant reçu ce pouvoir des grands prêtres, et quand on les mettait à mort, j’apportais mon suffrage.11 Souvent aussi, parcourant toutes les synagogues, je voulais, par mes sévices, les forcer à blasphémer et, dans l’excès de ma fureur contre eux, je les poursuivais jusque dans les villes étrangères.12 « C’est ainsi que je me rendis à Damas avec pleins pouvoirs et mission des grands prêtres.13 En chemin, vers midi, je vis, ô roi, venant du ciel et plus éclatante que le soleil, une lumière qui resplendit autour de moi et de ceux qui m’accompagnaient.14 Tous nous tombâmes à terre, et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? Il est dur pour toi de regimber contre l’aiguillon.15 Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Le Seigneur dit : Je suis Jésus, que tu persécutes.16 Mais relève-toi et tiens-toi debout. Car voici pourquoi je te suis apparu : pour t’établir serviteur et témoin de la vision dans laquelle tu viens de me voir et de celles où je me montrerai encore à toi.17 C’est pour cela que je te délivrerai du peuple et des nations païennes, vers lesquelles je t’envoie, moi,18 pour leur ouvrir les yeux, afin qu’elles reviennent des ténèbres à la lumière et de l’empire de Satan à Dieu, et qu’elles obtiennent, par la foi en moi, la rémission de leurs péchés et une part d’héritage avec les sanctifiés.19 « Dès lors, roi Agrippa, je n’ai pas été rebelle à la vision céleste.20 Bien au contraire, aux habitants de Damas d’abord, à Jérusalem et dans tout le pays de Judée, puis aux païens, j’ai prêché qu’il fallait se repentir et revenir à Dieu en faisant des oeuvres qui conviennent au repentir.21 Voilà pourquoi les Juifs, s’étant saisis de moi dans le Temple, essayaient de me tuer.22 Soutenu par la protection de Dieu, j’ai continué jusqu’à ce jour à rendre mon témoignage devant petits et grands, sans jamais rien dire en dehors de ce que les Prophètes et Moïse avaient déclaré devoir arriver :23 que le Christ souffrirait et que, ressuscité le premier d’entre les morts, il annoncerait la lumière au peuple et aux nations païennes. »24 Il en était là de sa défense, quand Festus dit à haute voix : « Tu es fou, Paul ; ton grand savoir te fait perdre la tête. »25 Sur quoi Paul de dire : « Je ne suis pas fou, très excellent Festus, mais je parle un langage de vérité et de bon sens.26 Car il est instruit de ces choses, le roi, auquel je m’adresse en toute assurance, persuadé que rien ne lui en est étranger. Car ce n’est pas dans un coin que cela s’est passé !27 Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ? Je sais que tu y crois. »28 Et le roi Agrippa de répondre à Paul : « Encore un peu et, par tes raisons, tu vas faire de moi un chrétien ! « 29 Et Paul : « Qu’il s’en faille de peu ou de beaucoup, puisse Dieu faire que non seulement toi, mais tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis moi-même, à l’exception des chaînes que voici. »30 Là-dessus le roi se leva, ainsi que le gouverneur, Bérénice et ceux qui étaient assis avec eux.31 En se retirant, ils parlaient entre eux : « Cet homme, disaient-ils, n’a rien fait qui mérite la mort ni les chaînes. »32 Agrippa, lui, dit à Festus : « On aurait pu relâcher cet homme s’il n’en avait appelé à César. »

Actes 25,1-27

Posted in persécution, prêtre (ordre de Levi) with tags on 10 novembre 2012 by JL
Trois jours après son arrivée dans la province, Festus monta de Césarée à Jérusalem.2 Les grands prêtres et les notables juifs se constituèrent devant lui accusateurs de Paul. Lui présentant leur requête3 contre celui-ci, ils sollicitaient comme une faveur qu’il fût transféré à Jérusalem ; ils préparaient un guet-apens pour le tuer en chemin.4 Mais Festus répondit que Paul devait rester en prison à Césarée, que lui-même d’ailleurs allait partir tout de suite.5 « Que ceux donc d’entre vous qui ont qualité, dit-il, descendent avec moi et, si cet homme est coupable en quelque manière, qu’ils le mettent en accusation. »6 Après avoir passé chez eux huit à dix jours au plus, il descendit à Césarée et, siégeant au tribunal le lendemain, il fit amener Paul.7 Quand celui-ci fut arrivé, les Juifs descendus de Jérusalem l’entourèrent, portant contre lui des accusations multiples et graves, qu’ils n’étaient pas capables de prouver.8 Paul se défendait : « Je n’ai, disait-il, commis aucune faute contre la Loi des Juifs, ni contre le Temple, ni contre César. »9 Voulant faire plaisir aux Juifs, Festus répondit à Paul : « Veux-tu monter à Jérusalem pour y être jugé là-dessus en ma présence ? « 10 Mais Paul répliqua : « Je suis devant le tribunal de César ; c’est là que je dois être jugé. Je n’ai fait aucun tort aux Juifs, tu le sais très bien toi-même.11 Mais si je suis réellement coupable, si j’ai commis quelque crime qui mérite la mort, je ne refuse pas de mourir. Si, par contre, il n’y a rien de fondé dans les accusations de ces gens-là contre moi, nul n’a le droit de me céder à eux. J’en appelle à César ! « 12 Alors Festus, après en avoir conféré avec son conseil, répondit : « Tu en appelles à César, tu iras devant César. »13 Quelques jours plus tard, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent à Césarée et vinrent saluer Festus.14 Comme leur séjour se prolongeait, Festus exposa au roi l’affaire de Paul : « Il y a ici, dit-il, un homme que Félix a laissé en captivité.15 Pendant que j’étais à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont porté plainte à son sujet, demandant sa condamnation.16 Je leur ai répondu que les Romains n’ont pas l’habitude de céder un homme avant que, ayant été accusé, il ait eu ses accusateurs en face de lui et qu’on lui ait donné la possibilité de se défendre contre l’inculpation.17 Ils sont donc venus ici avec moi, et, sans y apporter aucun délai, dès le lendemain, j’ai siégé à mon tribunal et fait amener l’homme.18 Mis en sa présence, les accusateurs n’ont soulevé aucun grief concernant des forfaits que, pour ma part, j’aurais soupçonnés.19 Ils avaient seulement avec lui je ne sais quelles contestations touchant leur religion à eux et touchant un certain Jésus, qui est mort, et que Paul affirme être en vie.20 Pour moi, embarrassé devant un débat de ce genre, je lui ai demandé s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé là-dessus.21 Mais Paul ayant interjeté appel pour que son cas fût réservé au jugement de l’auguste empereur, j’ai ordonné de le garder jusqu’à ce que je l’envoie à César. »22 Agrippa dit à Festus : « Je voudrais, moi aussi, entendre cet homme » – « Demain, dit-il, tu l’entendras. »23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice vinrent en grande pompe et se rendirent à la salle d’audience, entourés des tribuns et des notabilités de la ville. Sur l’ordre de Festus, on amena Paul.24 Festus dit alors : « Roi Agrippa et vous tous ici présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet duquel la communauté juive tout entière est intervenue auprès de moi, tant à Jérusalem qu’ici, protestant à grands cris qu’il ne fallait pas le laisser vivre davantage.25 Pour moi, j’ai reconnu qu’il n’a rien fait qui mérite la mort ; cependant, comme il en a lui-même appelé à l’auguste empereur, j’ai décidé de le lui envoyer.26 Je n’ai rien de bien précis à écrire au Seigneur sur son compte ; c’est pourquoi je l’ai fait comparaître devant vous, devant toi surtout, roi Agrippa, afin qu’après cet interrogatoire, j’aie quelque chose à écrire.27 Il me paraît absurde, en effet, d’envoyer un prisonnier sans indiquer en même temps les charges qui pèsent sur lui. »

Actes 24,1-27

Posted in chemin (voies du Seigneur), conscience (examen), espérance, foi (adhérence, profession), grâce (rendre grâce), justice (justification, juste), messie (Christ, envoyé de Dieu), mystère (plan de Dieu, Voie, révélation), offrande, persécution, prêtre (ordre de Levi), prophétie (oracle), résurrection with tags on 10 novembre 2012 by JL
Cinq jours plus tard, le grand prêtre Ananie descendit avec quelques anciens et un avocat, un certain Tertullus, et, devant le gouverneur, ils se constituèrent accusateurs de Paul.2 Celui-ci fut appelé, et Tertullus entama l’accusation en ces termes : « La paix profonde dont nous jouissons grâce à toi et les réformes dont cette nation est redevable à ta providence,3 en tout et partout nous les accueillons, très excellent Félix, avec toutes sortes d’actions de grâces.4 Mais pour ne pas t’importuner davantage, je te prie de nous écouter un instant avec la bienveillance qui te caractérise.5 Cet homme, nous l’avons constaté, est une peste : il suscite des désordres chez tous les Juifs du monde entier, et c’est un meneur du parti des Nazôréens.6 Il a même tenté de profaner le Temple, et nous l’avons alors arrêté.8 C’est par lui que tu pourras toi-même, en l’interrogeant, t’assurer du bien-fondé de toutes nos accusations contre lui. »9 Les Juifs l’appuyèrent, assurant qu’il en était bien ainsi.10 Alors, le gouverneur lui ayant fait signe de parler, Paul répondit : « Voilà, je le sais, de nombreuses années que tu as cette nation sous ta juridiction ; aussi est-ce avec confiance que je plaiderai ma cause.11 Tu peux t’en assurer : il n’y a pas plus de douze jours que je suis monté en pèlerinage à Jérusalem,12 et, ni dans le Temple, ni dans les synagogues, ni par la ville, on ne m’a trouvé en discussion avec quelqu’un ou en train d’ameuter la foule.13 Ils ne peuvent pas davantage te prouver ce dont ils m’accusent maintenant.14 « Je t’avoue pourtant ceci : c’est suivant la Voie, qualifiée par eux de parti, que je sers le Dieu de mes pères, gardant ma foi à tout ce qu’il y a dans la Loi et à ce qui est écrit dans les Prophètes,15 ayant en Dieu l’espérance, comme ceux-ci l’ont eux-mêmes, qu’il y aura une résurrection des justes et des pécheurs.16 C’est pourquoi, moi aussi, je m’applique à avoir sans cesse une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes.17 « Au bout de bien des années, je suis venu apporter des aumônes à ma nation et présenter des offrandes :18 c’est ainsi qu’ils m’ont trouvé dans le Temple ; je m’étais purifié et ne provoquais ni attroupement ni tumulte.19 Mais quelques Juifs d’Asie… c’est eux qui auraient dû se présenter devant toi et m’accuser, s’ils avaient quelque chose contre moi !20 Que ceux-ci du moins disent, eux, de quel délit ils m’ont trouvé coupable lorsque j’ai comparu devant le Sanhédrin !21 A moins qu’il ne s’agisse de cette seule parole que j’ai criée, debout au milieu d’eux : C’est à cause de la résurrection des morts que je suis mis aujourd’hui en jugement devant vous. »22 Félix, qui était fort exactement informé de ce qui concerne la Voie, les ajourna en disant : « Dès que le tribun Lysias sera descendu, je statuerai sur votre affaire. »23 Il prescrivit au centurion de garder Paul prisonnier, mais de lui laisser quelques facilités et de n’empêcher aucun des siens de lui rendre service.24 Quelques jours plus tard, Félix vint avec sa femme Drusille, qui était juive. Il envoya chercher Paul et l’écouta parler de la foi au Christ Jésus.25 Mais comme il se mettait à discourir sur la justice, la continence, le jugement à venir, Félix prit peur et répondit : « Pour le moment, tu peux aller. Je te rappellerai à la première occasion. »26 Il espérait par ailleurs que Paul lui donnerait de l’argent ; aussi l’envoyait-il assez souvent chercher pour converser avec lui.27 Après deux années révolues, Félix reçut pour successeur Porcius Festus. Voulant faire plaisir aux Juifs, Félix laissa Paul en captivité.

Actes 23,11-35

Posted in anathème, courage (force), persécution, prêtre (ordre de Levi), témoignage (témoin), vision (songe, extase) with tags on 10 novembre 2012 by JL
La nuit suivante, le Seigneur vint le trouver et lui dit : « Courage ! De même que tu as rendu témoignage de moi à Jérusalem, ainsi faut-il encore que tu témoignes à Rome. »12 Lorsqu’il fit jour, les Juifs tinrent un conciliabule, où ils s’engagèrent par anathème à ne pas manger ni boire avant d’avoir tué Paul.13 Ils étaient plus de 40 à avoir fait cette conjuration.14 Ils allèrent trouver les grands prêtres et les anciens, et leur dirent : « Nous nous sommes engagés par anathème à ne rien prendre avant d’avoir tué Paul.15 Vous donc maintenant, d’accord avec le Sanhédrin, expliquez au tribun qu’il doit vous l’amener, sous prétexte d’examiner plus à fond son affaire. De notre côté, nous sommes prêts à le tuer avant qu’il n’arrive. »16 Mais le fils de la soeur de Paul eut connaissance du guet-apens. Il se rendit à la forteresse, entra et prévint Paul.17 Appelant un des centurions, Paul lui dit : « Conduis ce jeune homme au tribun ; il a quelque chose à lui communiquer. »18 Le centurion le prit donc et l’amena au tribun. « Le prisonnier Paul, dit-il, m’a appelé et m’a prié de t’amener ce jeune homme, qui a quelque chose à te dire. »19 Le tribun prit le jeune homme par la main, se retira à l’écart et lui demanda : « Qu’as-tu à me communiquer ?  » –20 « Les Juifs, répondit-il, se sont concertés pour te prier d’amener Paul demain au Sanhédrin, sous prétexte d’enquêter plus à fond sur son cas.21 Ne va pas les croire. Plus de 40 d’entre eux le guettent, qui se sont engagés par anathème à ne pas manger ni boire avant de l’avoir tué. Et maintenant, ils sont tout prêts, escomptant ton accord. »22 Le tribun congédia le jeune homme avec cette recommandation : « Ne raconte à personne que tu m’as révélé ces choses. »23 Puis il appela deux des centurions et leur dit : « Tenez prêts à partir pour Césarée, dès la troisième heure de la nuit, 200 soldats, 70 cavaliers et 200 hommes d’armes.24 Qu’on ait aussi des chevaux pour faire monter Paul et le conduire sain et sauf au gouverneur Félix. »25 Et il écrivit une lettre ainsi conçue :26 « Claudius Lysias au très excellent gouverneur Félix, salut !27 L’homme que voici avait été pris par les Juifs, et ils allaient le tuer, quand j’arrivai avec la troupe et le leur arrachai, ayant appris qu’il était citoyen romain.28 J’ai voulu savoir au juste pourquoi ils l’accusaient et je l’ai amené dans leur Sanhédrin.29 J’ai constaté que l’accusation se rapportait à des points contestés de leur Loi, mais qu’il n’y avait aucune charge qui entraînât la mort ou les chaînes.30 Avisé qu’un complot se préparait contre cet homme, je te l’ai aussitôt envoyé, et j’ai informé ses accusateurs qu’ils avaient à porter devant toi leur plainte contre lui. »31 Conformément aux ordres reçus, les soldats prirent Paul et le conduisirent de nuit à Antipatris.32 Le lendemain, ils laissèrent les cavaliers s’en aller avec lui et rentrèrent à la forteresse.33 Arrivés à Césarée, les cavaliers remirent la lettre au gouverneur et lui présentèrent Paul.34 Après avoir lu la lettre, le gouverneur s’informa de quelle province il était. Apprenant qu’il était de Cilicie :35 « Je t’entendrai, dit-il, quand tes accusateurs seront arrivés, eux aussi. » Et il le fit garder dans le prétoire d’Hérode.